INTERVENTIONS AU CABINET MEDICAL DU DR BERNARD MOLE15 AVENUE DE TOURVILLE - 75007 PARIS |
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LES INJECTIONS ET TRAITEMENTS3 bis / Ultralyse ou lyse des amas graisseux 5/ La carboxythérapie par Rio Blush 6 / Les soins spécifiques de la peau
1°Les produits injectables actuellement utilisés sont obtenus par extraction tissulaire ou par synthèse chimique ou microbienne Les acides hyaluroniques (Surgiderm*, Juvederm*, Restylane*, Perlane* Beautygel* Teosyane* etc) sont des polysaccharides (dérivé des sucres) ne présentant ni spécificité tissulaire ni d’espèce. Ils peuvent donc être utilisés sans test cutané préalable sous forme de gels injectables transparents permettant de corriger les rides superficielles et profondes. Un complément d’injection 1 à 3 fois par an peut être nécessaire suivant les localisations. Si le traitement d’entretien est régulièrement effectué, il semble que l’on puisse progressivement espacer les séances. Leur souplesse d'emploi, leur tolérance et leurs très nombreuses concentrations expliquent leur popularité actuelle. Les Polyacrylamides (Outline*, Aquamid*, Eutrophill* Rophill* etc.) sont des hydrogels constitues d'une maille de synthèse emprisonnant de l'eau à 95%; suivant la longueur de leur chaîne ils présentent une résorption variable de quelques mois à plusieurs années. Ils semblent bien tolérés et représentent une excellente solution de volume (joues, pommettes, menton) ou de comblement de sillons profonds; il semble plus prudent d'éviter l'emploi des plus durables sous les peaux très fines afin d'éviter en cas d'imperfection un désagrément trop prolongé. Aucun test n'est nécessaire et il paraît possible de retirer par simple ponction une partie du produit en cas de surcorrection.
2° la Toxine Botulique (Vistabel) La Toxine Botulique agit en bloquant la conduction neuromusculaire de manière réversible; elle doit être injectée de manière précise (les doses sont plus de 1000 fois inférieures à la concentration toxique) là où se produit une contracture permanente comme les rides du lion et la patte d’oie qui sont ses indications actuelles préférentielles. Elle peut également être efficace dans les rides horizontales frontales profondes, les fanons du cou, le sillon naso-génien , le plissé soleil des lèvres et le pli d’amertume de la commissure. Elle ne nécessite pas de test préalable mais devra être répétée (en moyenne 4 mois après la première séance), sa durée d’action se prolongeant chaque fois davantage. Elle apaise remarquablement les visages victimes de tics ou de mimique négative et peut soulager les états migraineux par contracture. Elle permet également le relèvement des arcades sourcilières et l’agrandissement apparent des yeux. Enfin, la toxine botulique améliore remarquablement l’hyper sudation des mains, des aisselles et des régions plantaires. Il s'agit de la première médication préventive de la ride et elle connaît depuis quelques années un sucés phénoménal tant la sensation de sérénité et d'apaisement qu'elle procure aux visages tendus et stressés est remarquablement naturelle.
3° La graisse autologue ("Lipofilling" ou "Lipostructure") Le lipofilling ou autogreffe de graisse consiste à prélever votre propre graisse sur une zone donneuse quelconque (abdomen, hanches, culotte de cheval, cuisses, etc.…), à la préparer (centrifugation et conditionnement en petite seringue) puis à l’injecter dans des emplacements soigneusement délimités à l’avance. Cet acte est particulièrement intéressant pour redonner une "bonne mine" en remplissant les pommettes, les joues qui se creusent avec l’âge, les rictus, en relevant la ligne sourcilière, en remplissant les tempes, en comblant les yeux creux et les cernes et en améliorant les contours du menton et de la mandibule. La technique en est méticuleuse, et la nécessité de remplir par de très petits fragments les zones choisies explique la possibilité d’œdème et parfois d’ecchymoses pendant plusieurs jours, voire une à deux semaines. Si l’acte a été pratiqué de façon très soigneuse, la perte ultérieure de graisse est considérée comme minime : il ne faut cependant pas confondre la fonte de l’œdème dans les semaines suivantes avec une résorption de cette graisse… Il convient donc de considérer qu’à terme environ le tiers du volume initialement déposé restera définitivement.Il faut donc en règle 1 à 2 séances complémentaires de façon à agrémenter encore le résultat. Cette technique est tout à fait naturelle et notamment très intéressante chez les sujets poly-allergiques ou dans les cas d’atrophie cutanée congénitale ou cicatricielle (cicatrices d’acné). Elle peut également servir à réparer efficacement certaines séquelles de la liposuccion. L’acte peut être pratiqué sous simple anesthésie locale lorsque les zones sont limitées, ou avec une légère sédation lorsqu’un important travail est prévu, au niveau de la face notamment.
LE PEELING : consiste à provoquer une desquamation contrôlée de la peau (qui va peler, d’où le mot “peeling”) au moyen de certains produits chimiques parmi lesquels et selon leur ordre d’agressivité : acides de fruits, acide trichloracétique (le plus adaptable) et phénol (le plus efficace mais aux effets indésirables parfois permanents…). Il peut être important de faire précéder le peeling par une préparation cutanée spécifique de quelques jours à quelques semaines qui à la fois atténuera les conséquences éventuelles du peeling et le rendra plus efficace. Toutes les peaux ne réagissent pas de la même façon à tous les peelings et il convient généralement d’être d’autant plus prudent que la peau est pigmentée. L’acte dure quelques minutes et ne nécessite aucune analgésie particulière pour les produits les plus légers (acides de fruits, acide trichloracétique à une concentration inférieure à 30%). Les peelings les plus agressifs, (acide trichloracétique au-dessus de 35%, phénol) sont effectués avec une très brève détente (neuroleptanalgésie) et séjour de quelques heures en clinique. Les suites sont marquées par un léger inconfort (en principe non douloureux) du à l’œdème qui peut être parfois considérable les premiers jours chez les sujets sensibles et nécessitera un traitement approprié. La peau pèle ensuite entre le 3ème et le 6ème jour (ne pas arracher ces pellicules) mettant à nu la peau “neuve”, plus fine, lisse et rosée que l’ancienne. Cet érythème peut être intense les 8 premiers jours, puis il va s’atténuer pour devenir discret et facilement camouflable entre le 10ème et le 20ème jour (à noter que ces suites un peu sévères n’existent quasiment pas pour les peelings légers type acides de fruits ou A. Trichloracétique< à 25%). Durant cette période, il conviendra de ne pas s’exposer franchement au soleil sans protection adaptée (visière, écran dit “total”). En fonction de sa concentration, le peeling peut-être répété dans les jours, les semaines ou les mois suivants pour en optimiser le résultat. Les principaux aléas des peelings sont liés aux modifications de la pigmentation, soit exagérée (hyper pigmentation généralement transitoire -quelques mois) soit diminuée (dépigmentation qui peut être définitive avec les substances agressives). Des cicatrices hypertrophiques peuvent également survenir chez des sujets prédisposés. Les meilleures indications des peelings sont le teint terne, les taches pigmentées dispersés, les fines ridules, les séquelles d’acné superficielle ; ils n’agissent pas sur les rides profondes ou la ptose cutanée pour lesquelles ils doivent être associés à d’autres techniques (cf. « liftings ») que les techniques actuelles permettent de parfaitement combiner afin d’en raccourcir les suites et l’éviction sociale consécutive.
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